lundi 1 juin 2026

Italie - Naples, la Côte Amalfitaine et la Sicile - 12 - Calabre et éruption du Stromboli

Ce matin, nous partons découvrir Tropea en Calabre.

La Calabre, c’est où déjà ? Ah oui, tout au sud de la Botte, entre les mers Tyrrhénienne et Ionienne, séparée de la Sicile par le détroit de Messine. Connue pour son authenticité et sa nature sauvage, elle séduit par le contraste saisissant entre ses 800 km de côtes aux eaux limpides et ses massifs montagneux abrupts.


Nous quittons le port de Vibo Valentia pour Tropea, une petite ville perchée sur un promontoire rocheux, entourée de falaises à pic au-dessus de la mer. Déjà fréquentée à l'époque romaine, Tropea, était au 8ème siècle, un siège épiscopal. Ce sont les Normands, et surtout les Angevins et les Aragonais, qui lui ont donné sa prospérité.

Nous débutons notre visite par le sanctuaire bénédictin de Santa Maria dell'Isola, l'un des endroits les plus photographiés de Tropea. Le sanctuaire se dresse en effet sur un rocher juste en face du village et donne sur sa mer limpide.





On traverse cette charmante petite ville jusqu’au Sedile dei Nobili, érigé en 1703 sur la Piazza Ercole, autrefois lieu de rencontre de l’aristocratie locale. Aujourd’hui, ce symbole culturel accueille régulièrement des expositions, des offices de tourisme ou des clubs comme les « Galluppi », témoignant du riche passé aristocratique de la ville. Pasquale Galluppi, célèbre philosophe italien, y est né le 2 avril 1770 et est décédé à Naples en 1846.



Nous nous dirigeons vers la cathédrale, érigée vers 1163 par les Normands sur les bases d'un ancien cimetière byzantin. L'édifice se distingue par son mélange de styles roman et gothique. Sa structure en pierre de tuf et de lave a subi plusieurs remaniements, notamment après le séisme de 1783, mais un important travail de restauration au 20ème siècle a permis de lui redonner son allure médiévale d'origine.




Située sur le maître-autel, l'Icône de la Vierge de Roumanie du 14ème siècle représente la protectrice de la ville. Elle est vénérée pour avoir sauvé Tropea de plusieurs catastrophes, dont des tremblements de terre et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.







Nous contournons l'édifice.


Derrière la cathédrale, depuis l'esplanade, nous avons une belle vue sur les alentours.


Puis, nous nous promenons dans les ruelles, nous arrivons près du Palazzo Bragho, du 18ème siècle. Le portail principal date de 1721. Il est assez remarquable avec ses décorations en granit ornées de motifs feuillus et de coquilles. Le sommet de l'arche est surmonté d'un mascaron apotropaïque imposant destiné, selon la tradition locale, à éloigner les mauvais esprits.





Un autre ancien palais.

Un beau portail


Une ruelle typique ou "vicoli".



L'église Saint-Michel (di San Michele Arcangelo), un édifice néoclassique du 19ème siècle, est réputée pour son intérieur simple, son beau maître-autel, ses peintures et sa chaire.




Nous quittons le port en direction de Salerne. On aurait aimé aller traîner 1 ou 2h dans cette ville.








Début de soirée, nous approchons du Stromboli qui projette de la lave...Le bateau s'est immobilisé et les lumières sont éteintes sur le pont 5. 







Nous sommes au spectacle.....C'est impressionnant.....



vendredi 29 mai 2026

Italie - Naples, la Côte Amalfitaine et la Sicile - 11 - Taormina

Nous quittons l'Etna pour Taormina, surnommée le « Saint-Tropez sicilien », une ville historique perchée sur une falaise de la côte est de la Sicile.



Nous passons la Porte Messina et débutons la visite avec le magnifique Théâtre antique, également connu sous le nom de Théâtre grec, le monument le plus important de la ville. 


Construit au 3ème siècle avant JC par les Grecs puis agrandi par les Romains, le Théâtre antique de Taormina est aujourd’hui le deuxième plus grand théâtre de Sicile après celui de Syracuse, mais il est certainement le plus emblématique, surtout grâce à la vue magnifique qu’il offre sur le golfe de Schisò , avec le profil majestueux de l’Etna en arrière-plan. 

À l’origine scène importante pour les représentations dramatiques, plus tard arène pour gladiateurs, le Théâtre antique de Taormine est aujourd’hui utilisé pour des spectacles de tous types, théâtraux, lyriques et musicaux, mais aussi pour des cérémonies comme la remise des prix David di Donatello . Sa capacité de 4 500 places, qui devient environ 10 000 en incluant le parterre, signifie que le public qui assiste à ces événements est large et nombreux, tandis que son contexte spectaculaire en fait l’un des lieux les plus appréciés des artistes italiens et internationaux. Il témoigne de la grandeur de l’empire romain comme peut le faire le forum romain à Rome. https://www.siciletourisme.com/

Nous arrivons a l'entrée et pénétrons sur le site.






La scène est la partie la plus importante du théâtre, et représente sa colonne vertébrale, conservant au moins une partie de sa forme originale. Une grande partie de la scène du théâtre antique a été supprimée au Moyen Âge, lorsque le matériau était utilisé pour construire des palais et la cathédrale.



Après les explications de notre guide, nous nous promenons dans ce superbe théâtre.









Ensuite, nous allons nous promener dans le centre. Les têtes de Maure siciliennes (teste di moro) sont de célèbres vases en céramique artisanale représentant des têtes couronnées, souvent proposées par paires (un homme et une femme). Symboles de l’artisanat sicilien,  elles trouvent leur origine dans une légende passionnée de vengeance amoureuse mêlant amour, crime et basilic, à l’époque de la domination arabe (vers 1000-1100).



Le triskèle  servant d'emblème de la Sicile depuis l'Antiquité est aussi appelé Trinacria. Il représente une tête de femme (Hybla, déesse de la fertilité chez le peuple sicilien antique), ailée et coiffée d'un nœud de serpents et d'épis de blé, d'où rayonnent trois jambes fléchies, comme saisies en pleine course.

Le centre est surtout une rue, mais quelle rue! Entre les places, les églises et les palais, on se promène le nez en l’air tant il y a à voir.

Proche de l’Odéon romain le Palazzo Corvaja est un exemple classique des changements culturels connus au cours des siècles par beaucoup de villes siciliennes. Sa construction remonte à l’époque arabe, dont il reste la tour. Les fenêtres à meneaux sont de style gothique-catalan et une salle est d’origine normande. Sa cour intérieure est pittoresque. L’édifice qui appartenait à l’ancienne famille des Corvaja, fut le siège du parlement sicilien au 15ème siècle. Il héberge de nos jours le musée sicilien d’art et des traditions populaires.


L’Église Santa Caterina d’Alessandria, de style baroque, a été construite au début du 17ème siècle sur le site de l’Odéon romain. Son élégant portail en marbre rose de Taormine est orné de deux colonnes aux chapiteaux corinthiens soutenant un fronton brisé. Au-dessus, la statue de Sainte Catherine, encadrée de deux petits anges, surmonte une fenêtre flanquée de deux cariatides et d’un architrave en forme de fronton de temple. 



Nous poursuivons notre balade.








L'ancienne église de Sant'Agostino (ou Chiesa di Sant'Agostino) est l'un des édifices historiques les plus emblématiques de Taormine, situé sur la célèbre Piazza IX Aprile.

Dominant la Piazza IX Aprile, l’élégante église Saint-Joseph (San Giuseppe) fut construite autour de 1700 avec une architecture baroque, précédé d’un bel escalier à double rampe.






La place offre un très beau panorama sur la baie.


La place est fermée par l’ancienne tour de l’Horloge, percée de la porte Porta di Mezzo, séparant la partie de la ville d’origine antique du quartier médiéval. Elle a été érigée autour du 12ème siècle sur les vestiges de l’enceinte antique de la ville, puis reconstruite au 17ème siècle.

La Madonna della Ciambretta est une mosaïque votive située sur la Torre dell'Orologio. L'œuvre actuelle est une copie moderne d'une mosaïque italo-grecque du 13ème siècle, représentant la Vierge à l'Enfant, insérée dans une niche arquée (ciambretta).

Passé la porte, nous trouvons une belle porte ancienne en bois sculpté.

Nous arrivons sur la Piazza del Duomo avec sa belle fontaine de style baroque.

La cathédrale San Nicolò di Bari (Saint-Nicolas de Bari), construite au 13ème siècle sur les ruines d’une église plus ancienne, a été souvent rénovée au fil du temps. Son allure sobre et cubique rappelle les constructions normandes, et elle est ceinte de créneaux sur tout son pourtour. La façade présente une porte principale du 17ème siècle, de style Renaissance, surmontée d’une petite rosace et encadrée par deux fenêtres ogivales. 







L’église San Antonio Abate, située près de la Porte Catane, remonte au 15ème siècle et se distingue par son architecture sobre en pierre locale et son plan à nef unique. Détruite partiellement par un bombardement en 1943, elle fut reconstruite à l’identique après la guerre. La façade, de style roman tardif, conserve un portail en pierre taillée et un clocher carré à base massive.

Il est temps de faire demi-tour. Nous repassons par la Porte Catania, une entrée historique majeure, qui date de 1440.


Nous parcourons le Corso Umberto I, la rue principale et longeons le Palazzo dei Giurati qui abrite l'Hôte de Ville.

Mais il est l'heure de rentrer à Messine, on serait bien restés une journée entière dans cette charmante localité.

Mais quelle magnifique journée. Bref, on a aimé.


Le soir, après le repas italien, nous avons droit au "Spectacle du Personnel". C'est toujours un  moment agréable de découvrir ces charmantes personnes pleines de talents.










La petite histoire du jour, le plus jeune passager Thomas à 6 mois, et le passager le plus âgé a 100 ans.

Nous avons quitter Messine pour la Calabre.