Salerne, nichée entre la mer Tyrrhénienne et les collines, dévoile un centre historique aux ruelles sinueuses qui grimpent vers la cathédrale San Matteo, joyau roman où la pierre et l’ombre murmurent mille ans d’histoire. Plus haut, le château d’Arechi, sentinelle médiévale, domine fièrement le golfe. Partout résonne l’héritage de la Schola Medica Salernitana, première école de médecine d’Europe, rappelant que la ville fut jadis un phare du savoir. Moins tapageuse que la côte amalfitaine, elle séduit par son authenticité paisible.
Nous quittons la Belle de l'Adriatique et nous nous dirigeons vers la cathédrale située sur les hauteurs de la ville en passant par la Piazza della Libertà.
Perché à 300 mètres d’altitude, le château médiéval d’Arechi surplombe la ville et offre une vue imprenable sur le golfe de Salerne.
Nous passons devant l'Hôtel de Ville et entamons l’ascension de petites ruelles,
jusqu'au complexe archéologique de San Pietro a Corte.
La Cathédrale Saint-Matthieu dédiée à Sainte-Marie-des-Anges et à Saint Matthieu est un chef-d'œuvre roman du 11ème siècle situé dans le centre historique. Construite par les Normands, elle abrite dans sa crypte baroque les reliques de l'apôtre Matthieu, saint patron de la ville, et est réputée pour sa beauté médiévale.
En face, le Palazzo Giannattasio avec sa façade baroque du 17ème s.
Nous sommes accueillis par un couple sculptural du lion et de la lionne.
L’atrium est entouré d’un portique soutenu par 28 colonnes aux arcs en plein cintre surélevés. On y découvre une série de sarcophages romains, réutilisés au Moyen Âge, formant une sorte de panthéon de la ville. De là, on profite d’une belle vue sur le clocher de 6 mètres datant du milieu du 12ème siècle.
L’entrée principale de l’église se compose d’une porte en bronze byzantin, insérée dans un portail médiéval en marbre.
Nous pénétrons dans la cathédrale dont les chapelles latérales sont principalement influencées par la culture baroque avec des peintures du 18ème siècle.
Nous descendons dans la Crypte, un véritable bijou baroque, qui abrite les reliques de l'apôtre saint Matthieu dont les restes ont été transférés à Salerne en 954 après J.-C. Ce lieu de pèlerinage majeur, situé sous le chœur de l'édifice roman, impressionne par ses voûtes richement décorées, ses marbres polychromes et ses fresques de Belisario Corenzio.
Bien que la cathédrale soit de style roman (11ème siècle), la crypte a été somptueusement redécorée dans le style baroque au 17ème siècle. Elle se distingue par un mélange spectaculaire de stucs, de marbres colorés et de fresques peintes au plafond, représentant des scènes de l'Évangile de Matthieu.
Elle est immense et de toute beauté, quelle merveille, mais quelle merveille...
Nous quittons les lieux et nous nous dirigeons vers le Museo Diocesano, en effet notre billet est valable pour la cathédrale et le musée (7€). Le musée se trouve dans le dernier siège de l’école de médecine de Salerne, supprimée en 1811. Ses collections sont constituées d’œuvres d’art offertes au diocèse et d’œuvres autrefois conservées dans la cathédrale Saint-Matthieu.
La plus grande et la plus complète collection mondiale de tablettes d’ivoire, connue sous le nom de « Ivoires de Salerne », date du Moyen Âge chrétien (12ème siècle) et illustre des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Crucifix peint de style roman.
Après ces deux belles visites, nous flânons tranquillement dans les ruelles, en passant devant quelques églises et palais.
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