vendredi 11 septembre 2026

Aux confins de l'Occident et de l'Orient - 4 - Athènes - Plaka

Après le superbe site du Parthénon et le magnifique Musée de l'Acropole, nous partons nous balader dans le quartier de la Plaka. 

Pláka est le plus anciennement habité et le plus pittoresque quartier d'Athènes, situé en contrebas de l'Acropole. Surnommé le « quartier des dieux » en raison de sa proximité avec les monuments sacrés, c'est un dédale de ruelles pavées et piétonnes bordées de maisons néoclassiques colorées. Très animé, il rassemble une multitude de boutiques de souvenirs, de cafés traditionnels et de tavernes typiques.

En s’y promenant, on peut admirer les traces laissées par les différentes époques. L’histoire de la Grèce défile alors sous nos yeux : vestiges antiques, maisons de l’époque ottomane, petites églises byzantines disséminées ici et là, élégantes bâtisses néoclassiques, jusqu’aux graffitis ultra-modernes d’aujourd’hui.

Nous aboutissons près de la Porte d'Hadrien (ou Arc d'Hadrien)  un monument romain de 18 mètres de haut situé au centre d'Athènes. Construite vers 131-132 après J.-C. par les Athéniens, elle célébrait l'arrivée de l'empereur romain Hadrien, un grand bienfaiteur de la ville. Le monument servait de frontière symbolique séparant l'ancienne cité grecque et les nouveaux quartiers romains construits sous Hadrien. L'architrave comporte deux inscriptions célèbres gravées de chaque côté.


L'Olympiéion (ou temple de Zeus olympien) est un colossal temple en ruines au sud-est de l'Acropole. Dédié à Zeus, le roi des dieux de l'Olympe, il fut l'un des plus grands temples du monde antique. Sa construction  a débuté  au 6ème siècle av. J.-C. sous le tyran Pisistrate, le chantier a duré plus de 600 ans. C'est l'empereur romain Hadrien qui l'a achevé en 131 de notre ère. À son apogée, le temple comptait 104 colonnes corinthiennes de 17 mètres de haut et il abritait une immense statue de Zeus faite d'or et d'ivoire. Seules 15 colonnes sont encore debout aujourd'hui. Une 16ème colonne a été renversée lors d'une violente tempête en 1852 et ses tambours brisés gisent toujours sur le sol. Le temple est en réfection.


La balade se poursuit dans les ruelles animées de la Plaka.


A tout moment, on aperçoit l'Acropole.

Le Monument de Lysicrate, est le vestige antique le mieux conservé d'un édifice chorégique. Érigé en 335-334 av. J.-C., il s'agit du tout premier bâtiment connu à utiliser l'ordre corinthien sur son extérieur.
Le monument a été commandé par Lysicrate, un riche mécène (appelé chorège) qui souhaitait commémorer le premier prix remporté par son chœur d'hommes lors d'un concours théâtral au théâtre de Dionysos.


L’église de la Métamorphose du Sauveur (souvent appelée Sotíra tou Kottáki) est une charmante église byzantine  datant du 11ème siècle, célèbre pour son architecture en forme de croix et son dôme athénien.


Nous repassons devant la Bibliothèque d'Hadrien.

L’Église des Taxiarques et de Panagia Grigoroussa est un superbe édifice orthodoxe, niché entre la bibliothèque d’Hadrien et l’Agora romaine. Le nom « Taxiarques » renvoie aux archanges Michel et Gabriel, protecteurs des lieux. Construite sur le site d’une ancienne église byzantine du 11ème ou 12ème siècle, elle fut presque entièrement détruite lors des combats de la Révolution grecque en 1821, puis reconstruite en 1852 avec les pierres d’origine et des matériaux récupérés d’autres églises endommagées. Son plan cruciforme à dôme, typique de l’architecture religieuse grecque, se distingue par ses deux élégants clochers jumeaux en façade.


L'intérieur abrite de superbes fresques de Demetrios Pelekasis, un célèbre peintre d'icônes originaire des îles Ioniennes. Elle abrite également depuis 1945 l'icône sacrée et réputée miraculeuse de la Panagia Grigoroussa (la Vierge qui exauce rapidement les prières), apportée par des réfugiés d'Asie Mineure.

Nous atteignons la place Monastiraki, beaucoup plus animée qu'hier soir. Nous prenons la  rue Athinas en direction du Marché central qui est le cœur gastronomique et historique de la capitale grecque.

De là, nous arrivons sur la place Kotzias avec la Mairie d'Athènes.

Nous commençons à fatiguer et nous nous dirigeons tout doucement vers notre hôtel et nous cherchons un resto. Il y en a un qui nous tente sur une petite place et réservons une table (nous sommes samedi et les athéniens sortent beaucoup). 

Plus tard, nous revenons au Dopios, où nous pataugeons un peu dans notre commande, parce que le grec et nous c'est pas évident et la serveuse ne parlait ni français, ni anglais. Finalement, en regardant les clients, on comprend qu'il vaut mieux prendre plusieurs plats à partager 😊😋😁. Nous dégusterons un gyros, une salade grecque, un kapioka au chocolat, une pomme aux graines arrosé d'un Chardonnay grec.







Nous avons très bien mangé dans une belle ambiance. Et sur le chemin de retour, derrière notre hôtel, nous passons devant l'église de la Panagía Kapnikaréa, une des plus anciennes et des plus remarquables églises byzantines d'Athènes, datant du milieu du 11ème siècle (vers 1050)

Quelle magnifique journée....

Demain, dimanche, nous allons assister à la Relève de la Garde.



lundi 7 septembre 2026

Aux confins de l'Occident et de l'Orient - 3 - Athènes - Musée de l'Acropole

Nous quittons le superbe site de l'Acropole et nous nous dirigeons vers le Musée....de l'Acropole... non loin de là.



Au comptoir, nous sortons nos passeports pour acheter nos billets (on a vite compris le système 😂😃😇). Nous n'avions pas réservé et là aussi, ce sera 10€ / pax (prix hiver et senior).

Le très beau Musée de l'Acropole  est un chef-d'œuvre architectural moderne qui abrite exclusivement les objets découverts sur le rocher de l'Acropole et ses pentes. Situé au pied du site antique, il est conçu par l'architecte Bernard Tschumi et offre une vue panoramique imprenable sur le Parthénon grâce à ses immenses parois vitrées.

Les collections du musée s'organisent de manière chronologique et thématique sur plusieurs niveaux.

Le rez-de-chaussée est dédié à la galerie des versants de l'Acropole qui présente les objets du quotidien découverts dans les sanctuaires situés sur les pentes de la colline.

Le sol en pente de la salle fait référence à l’itinéraire suivi par le visiteur de l’Antiquité lorsqu’il grimpe le rocher de l’Acropole.



Une sculpture en marbre pentélique représentant la chouette d’Athéna, datant du 4ème siècle av. J.-C., symbole classique de la sagesse liée à la déesse grecque, probablement issue de l’Odéon de Périclès.

Nous grimpons l'imposant escalier jusqu'au premier étage à la galerie archaïque (700-480 av. J.-C.).  C'est une salle baignée de lumière naturelle qui pénètre par les grands vitrages et les puits de lumière du plafond crée l’impression d’un espace extérieur et fait référence aux espaces extérieurs du sanctuaire de l’Acropole, où les sculptures ont été érigées dans l’Antiquité.

La Galerie archaïque présente des vestiges du Parthénon primitif, dont deux lionnes tirant le dieu Taurus, une statue représentant Triton et le Monstre à trois corps.






Dans l'art et l'artisanat de la Grèce antique, les artisans tiraient leurs couleurs de minerais extraits de la terre ou de substances organiques. Ces minerais étaient broyés en fines poudres, puis mélangés à des liants (comme l'œuf, la colle animale ou la cire) pour la peinture murale et la polychromie.
Ici, on voit du bleu, les Grecs utilisaient l'azurite (minerai de cuivre) et le lapis-lazuli (pierre semi-précieuse très rare importée d'Afghanistan). Le bleu égyptien, un pigment artificiel à base de silicate de cuivre, était également très répandu. Le vert est extrait principalement de la malachite et de la chrysocolle (des minerais carbonatés de cuivre).

Une protomé féminine en terre cuite (520-510 av JC).

Une korè (au pluriel korai) est une statue de jeune femme datant de la période archaïque de la Grèce antique (vers 620 à 480 av. J.-C.).


Un chapiteau ionique provenant des Propylées de l'Acropole.


Une tête en marbre du 2ème s. ap JC, probablement la déesse Aphrodite que je trouve très jolie.

Ce buste en marbre doit représenter le roi Sauromatès II du Royaume du Bosphore (fin du 2 ème s. ap JC) a été découverte près du Théâtre de Dionysos, lui aussi, je le trouve très beau.

Nous aboutissons près des célèbres Cariatides originales de l’Érechthéion du porche sud de l’Erechtheion. Son toit est soutenu, au lieu de colonnes, par six statues de Koron, les célèbres Caryatides. Cinq d’entre elles se trouvent au musée de l’Acropole, placées sur un balcon spécial et visibles de partout. Le siège du sixième, situé au British Museum, est resté vacant. 
Elles sont magnifiques....





Nous poursuivons la visite de cet étage.

Statue en marbre de Procné et Itys (430 av JC) attribuée au sculpteur Alcamène. Elle représente Procné s'apprêtant à tuer son fils Itys pour se venger de son mari Térée., l'histoire est assez morbide mais le travail des drapés est superbe.


Sculpture en marbre du co-empereur Lucius Verus, reconnaissable par sa coiffure épaisse et bouclée ainsi que sa fine moustache. (161-170 ap JC)

La stèle honorifique d'Alketas, roi des Molosses d'Epire (373-372 av JC).

Par les vitres, nous avons à tout moment une vue sur l'Acropole.

Quelques figurines en terre cuite.


Plus loin, une belle expo ne pouvait qu'attirer l'œil de mon amateur de Lego®.






Nous empruntons l'escalator jusqu'à la galerie du Parthénon située au 3e étage.

L’exposition du musée se termine au troisième étage, spécialement conçu pour accueillir les sculptures du Parthénon. L’espace a la forme d’une salle de verre qui se développe autour d’un noyau rectangulaire, qui présente l’orientation et les dimensions de la cella du Parthénon.

Les pierres en relief de la frise ont été intégrées aux murs extérieurs du noyau, à la même position que dans le monument mais à une hauteur plus basse pour une meilleure vue. Entre les colonnes d’acier de la salle, qui comportent le nombre de colonnes du Parthénon, les métopes sont suspendues par paires, tandis que les figures surnaturelles des deux frontons, placées sur des piédestaux de chaque côté de celles du temple, sont visibles de tous côtés.

L’exposition combine les sculptures originales en marbre avec les copies en plâtre de celles présentes au British Museum ou dans d’autres musées à l’étranger. Le vitrage qui entoure la pièce assure la lumière naturelle et un contact visuel direct des sculptures avec le monument d’où elles proviennent. https://www.theacropolismuseum.gr/





Ci-dessous, des panneaux ludiques nous permettent de mieux décrypter et appréhender le fronton.




Après avoir contourné le "Parthénon", nous assistons à une projection d'un reportage sur les fouilles très bien réalisé.

Après cette nourriture culturelle, nos estomacs se rappellent à nous . Nous bifurquons  vers la cafétéria, face à l'Acropole, pour nous sustenter.

Le sous-sol et les fouilles sont accessibles car le bâtiment est construit sur pilotis au-dessus d’un authentique quartier de l’ancienne ville d’Athènes, visible à travers des sols en verre transparent. C’est une entrée complémentaire, et nous apercevrons quelques lieux du-sol lors de notre sortie.




Après cette belle visite, nous partons nous balader dans la Plaka.