lundi 7 septembre 2026

Aux confins de l'Occident et de l'Orient - 3 - Athènes - Musée de l'Acropole

Nous quittons le superbe site de l'Acropole et nous nous dirigeons vers le Musée....de l'Acropole... non loin de là.



Au comptoir, nous sortons nos passeports pour acheter nos billets (on a vite compris le système 😂😃😇). Nous n'avions pas réservé et là aussi, ce sera 10€ / pax (prix hiver et senior).

Le très beau Musée de l'Acropole  est un chef-d'œuvre architectural moderne qui abrite exclusivement les objets découverts sur le rocher de l'Acropole et ses pentes. Situé au pied du site antique, il est conçu par l'architecte Bernard Tschumi et offre une vue panoramique imprenable sur le Parthénon grâce à ses immenses parois vitrées.

Les collections du musée s'organisent de manière chronologique et thématique sur plusieurs niveaux.

Le rez-de-chaussée est dédié à la galerie des versants de l'Acropole qui présente les objets du quotidien découverts dans les sanctuaires situés sur les pentes de la colline.

Le sol en pente de la salle fait référence à l’itinéraire suivi par le visiteur de l’Antiquité lorsqu’il grimpe le rocher de l’Acropole.



Une sculpture en marbre pentélique représentant la chouette d’Athéna, datant du 4ème siècle av. J.-C., symbole classique de la sagesse liée à la déesse grecque, probablement issue de l’Odéon de Périclès.

Nous grimpons l'imposant escalier jusqu'au premier étage à la galerie archaïque (700-480 av. J.-C.).  C'est une salle baignée de lumière naturelle qui pénètre par les grands vitrages et les puits de lumière du plafond crée l’impression d’un espace extérieur et fait référence aux espaces extérieurs du sanctuaire de l’Acropole, où les sculptures ont été érigées dans l’Antiquité.

La Galerie archaïque présente des vestiges du Parthénon primitif, dont deux lionnes tirant le dieu Taurus, une statue représentant Triton et le Monstre à trois corps.






Dans l'art et l'artisanat de la Grèce antique, les artisans tiraient leurs couleurs de minerais extraits de la terre ou de substances organiques. Ces minerais étaient broyés en fines poudres, puis mélangés à des liants (comme l'œuf, la colle animale ou la cire) pour la peinture murale et la polychromie.
Ici, on voit du bleu, les Grecs utilisaient l'azurite (minerai de cuivre) et le lapis-lazuli (pierre semi-précieuse très rare importée d'Afghanistan). Le bleu égyptien, un pigment artificiel à base de silicate de cuivre, était également très répandu. Le vert est extrait principalement de la malachite et de la chrysocolle (des minerais carbonatés de cuivre).

Une protomé féminine en terre cuite (520-510 av JC).

Une korè (au pluriel korai) est une statue de jeune femme datant de la période archaïque de la Grèce antique (vers 620 à 480 av. J.-C.).


Un chapiteau ionique provenant des Propylées de l'Acropole.


Une tête en marbre du 2ème s. ap JC, probablement la déesse Aphrodite que je trouve très jolie.

Ce buste en marbre doit représenter le roi Sauromatès II du Royaume du Bosphore (fin du 2 ème s. ap JC) a été découverte près du Théâtre de Dionysos, lui aussi, je le trouve très beau.

Nous aboutissons près des célèbres Cariatides originales de l’Érechthéion du porche sud de l’Erechtheion. Son toit est soutenu, au lieu de colonnes, par six statues de Koron, les célèbres Caryatides. Cinq d’entre elles se trouvent au musée de l’Acropole, placées sur un balcon spécial et visibles de partout. Le siège du sixième, situé au British Museum, est resté vacant. 
Elles sont magnifiques....





Nous poursuivons la visite de cet étage.

Statue en marbre de Procné et Itys (430 av JC) attribuée au sculpteur Alcamène. Elle représente Procné s'apprêtant à tuer son fils Itys pour se venger de son mari Térée., l'histoire est assez morbide mais le travail des drapés est superbe.


Sculpture en marbre du co-empereur Lucius Verus, reconnaissable par sa coiffure épaisse et bouclée ainsi que sa fine moustache. (161-170 ap JC)

La stèle honorifique d'Alketas, roi des Molosses d'Epire (373-372 av JC).

Par les vitres, nous avons à tout moment une vue sur l'Acropole.

Quelques figurines en terre cuite.


Plus loin, une belle expo ne pouvait qu'attirer l'œil de mon amateur de Lego®.






Nous empruntons l'escalator jusqu'à la galerie du Parthénon située au 3e étage.

L’exposition du musée se termine au troisième étage, spécialement conçu pour accueillir les sculptures du Parthénon. L’espace a la forme d’une salle de verre qui se développe autour d’un noyau rectangulaire, qui présente l’orientation et les dimensions de la cella du Parthénon.

Les pierres en relief de la frise ont été intégrées aux murs extérieurs du noyau, à la même position que dans le monument mais à une hauteur plus basse pour une meilleure vue. Entre les colonnes d’acier de la salle, qui comportent le nombre de colonnes du Parthénon, les métopes sont suspendues par paires, tandis que les figures surnaturelles des deux frontons, placées sur des piédestaux de chaque côté de celles du temple, sont visibles de tous côtés.

L’exposition combine les sculptures originales en marbre avec les copies en plâtre de celles présentes au British Museum ou dans d’autres musées à l’étranger. Le vitrage qui entoure la pièce assure la lumière naturelle et un contact visuel direct des sculptures avec le monument d’où elles proviennent. https://www.theacropolismuseum.gr/





Ci-dessous, des panneaux ludiques nous permettent de mieux décrypter et appréhender le fronton.




Après avoir contourné le "Parthénon", nous assistons à une projection d'un reportage sur les fouilles très bien réalisé.

Après cette nourriture culturelle, nos estomacs se rappellent à nous . Nous bifurquons  vers la cafétéria, face à l'Acropole, pour nous sustenter.

Le sous-sol et les fouilles sont accessibles car le bâtiment est construit sur pilotis au-dessus d’un authentique quartier de l’ancienne ville d’Athènes, visible à travers des sols en verre transparent. C’est une entrée complémentaire, et nous apercevrons quelques lieux du-sol lors de notre sortie.




Après cette belle visite, nous partons nous balader dans la Plaka.







vendredi 4 septembre 2026

Aux confins de l'Occident et de l'Orient - 2 - Athènes - Acropole

Après un copieux petit-déjeuner, nous sommes prêts à rejoindre l'Acropole, le site archéologique le plus emblématique de la Grèce, une citadelle antique perchée sur un plateau rocheux à 156 mètres d’altitude qui domine la capitale. Dédiée principalement à la déesse Athéna, elle incarne le berceau de la démocratie et de la civilisation occidentale.

Nous partons en direction de la place Mitropoleos avec la cathédrale découverte hier soir .

Nous passons par le quartier de la Plaka célèbre pour ses ruelles pittoresques ponctuées de vestiges antiques, d'églises, de places.

Nous longeons la Bibliothèque d'Hadrien, également surnommée la « bibliothèque aux cent colonnes ». C'est un complexe culturel majeur de l'Antiquité érigé en 132 après J.-C. par l'empereur romain Hadrien, qui témoigne de la volonté de ce souverain philhellène de faire d'Athènes le cœur intellectuel de son empire. À son apogée, ce monument n’était pas qu'un simple dépôt de livres, il s'agissait du plus grand édifice public  et la Bibliothèque abritait plus de 20 000 rouleaux de papyrus et manuscrits.

Ensuite, nous arrivons près de l'Agora romaine et la Tour des Vents. La Tour des Vents, également appelée Horloge d’Andronicos, est une tour octogonale en marbre Pentélique. Construite vers le Ier siècle av. J.-C. par l'astronome macédonien Andronicos de Kyrrhos, elle est historiquement considérée comme la première station météorologique et horloge publique du monde.



La mosquée Fethiye  est l'un des rares vestiges de l'architecture ottomane encore visibles dans le centre historique de la capitale grecque. Elle se situe sur le flanc nord de l'Agora romaine, juste en face de la célèbre Tour des Vents.

On grimpe les ruelles d’Anafiotika jusqu’à l’entrée Nord-Ouest. Direction l’Aréopage d’Athènes, ou colline de Mars, à deux pas de l’Acropole, célèbre autant pour ses légendes que pour son rôle historique de plus haute cour de justice antique. De là, on surplombe l’Agora romaine avec une vue magnifique sur l’Acropole.


Le Temple d'Héphaïstos domine fièrement l'Agora antique d'Athènes.

L'Acropole.

La Stoa d’Attale, ou portique d’Attale, est un remarquable monument hellénistique situé sur le flanc est de l’Agora antique. Offert à la ville par le roi Attale II de Pergame au IIe siècle av. J.-C., ce bâtiment, entièrement reconstruit au 20ème siècle, abrite aujourd’hui le musée de l’Agora antique.

Le mont Lycabette  est le point culminant du centre d'Athènes, s'élevant à 277 mètres d'altitude. Ce promontoire calcaire offre une vue panoramique exceptionnelle à 360 degrés sur l'ensemble de la capitale grecque, s'étendant du bassin urbain jusqu'à la mer Égée.

Nous nous dirigeons vers l'entrée. Nous avions réservé nos billets senior (10€ au lieu de 20€ un des rares avantages d'être senior 😉😀) Et là, les gardiens nous demandent nos passeports pour vérifier si on est bien senior....😏...et européen.



Nous longeons l'Odéon d'Hérode Atticus, un magnifique théâtre romain en plein air situé sur le versant sud-ouest de l'Acropole d'Athènes. Il a été construit en 161 apr. J.-C. par le riche rhéteur grec et sénateur romain Hérode Atticus en mémoire de son épouse romaine, Appia Annia Regilla, décédée en 160 apr. J.-C. Il disposait à l'origine d'un toit en bois de cèdre du Liban et d'une façade en pierre de trois étages. Il peut accueillir environ 5 000 spectateurs sur ses gradins semi-circulaires en marbre blanc. Saccagé par les Hérules en 267 apr. J.-C., il est resté en ruines avant d'être restauré dans les années 1950. En juillet 2026, il fermera complètement pour plusieurs années afin de subir un grand projet de restauration et de consolidation structurelle.



Nous gravissons les larges marches en marbre où les Propylées constituent la porte d'entrée monumentale et le passage obligatoire pour accéder au rocher sacré de l'Acropole d'Athènes. Érigés sous l'impulsion de l'homme d'État Périclès, ils ont été conçus par l'architecte Mnésiclès et construits entre 437 et 432 avant J.-C.




De là, nous avons une superbe vue sur l'Aréopage.

Le Temple d'Athéna Niké est un chef-d'œuvre de la Grèce antique. Il s'agit du tout premier monument entièrement construit dans l'ordre ionique sur ce site sacré. Érigé au 5ème siècle av. J.-C. (vers 426-421 av. J.-C.) d'après les plans de l'architecte Callicratès, ce petit édifice religieux commémore les victoires des Athéniens face aux Perses.





Nous débouchons sur le vaste parvis du téménos qui est l'espace sacré au centre duquel, au 5ème siècle av JC, une statue d'Athéna Promachos haute de 9 mètres.

Devant nous s'élève le Parthénon. C'est le temple dorique le plus emblématique de la Grèce antique. Situé au sommet de l'Acropole, il a été érigé entre 447 et 432 avant J.-C. à l'initiative de Périclès. Dédié à la déesse Athéna, ce chef-d'œuvre architectural abritait autrefois une immense statue en or et ivoire.

L'édifice a été construit entièrement en marbre blanc issu de la montagne Pentélique, a été conçu pour abriter la statue en or et en ivoire d'Athéna Parthénos, un élément colossal de douze mètres de haut réalisé par Phidias.

Avec des dimensions avoisinant les 70 mètres de long et 30 mètres de large, le Parthénon était encadré par des colonnes tout autour de son périmètre,  il possède  en effet 46 colonnes et intègre des illusions d'optique pour paraître parfaitement droit. 

En plus de sa vocation religieuse, il servait de trésor public pour abriter les fonds de la Ligue de Délos. Converti en église puis en mosquée au fil des siècles, il a été gravement endommagé en 1687 lors de l'explosion d'un dépôt de poudre par des boulets vénitiens. En 1894, l'édifice a subi l'un des plus grands tremblements de terre de l'histoire de la Grèce. Le Parthénon fait l'objet de vastes campagnes de restauration minutieuses depuis les années 1980.

Nous en faisons le tour à notre aise














Evolution du Parthénon.

Nous nous dirigeons vers bout du site où nous avons une belle vue sur la ville d'Athènes, les toits de la Plaka,  le Mont Lycabette, le Théâtre de Dionysos.


Le Mont Lycabettus.

L'Olympieion et le Stade panathénaïque.



le Théâtre de Dyonisos.

Derrière le Théâtre, on aperçoit le Musée de l'Acropole (le bâtiment moderne).

Le Mausolée de Philipappos.

Nous approchons de l’Érechthéion et de ses célèbres Cariatides. Ce temple grec ancien, de style ionique, a été construit entre 421 et 406 av. J.-C. sous l’impulsion de Périclès. Considéré comme le joyau sacré de l’Acropole, il abritait les cultes les plus anciens et les reliques les plus précieuses d’Athènes. Contrairement au Parthénon, d’une grande symétrie, l’Érechthéion présente un plan asymétrique et complexe, épousant les dénivellations du terrain, avec près de trois mètres d’écart, et intégrant plusieurs sanctuaires imbriqués.



Les cariatides sont six statues de jeunes femmes drapées servant de colonnes pour soutenir le porche sud de l’Érechthéion. Ici, il s’agit de répliques installées afin de protéger les œuvres originales de la pollution. En architecture, une cariatide (ou caryatide) est une statue sculptée représentant une figure féminine, utilisée comme support à la place d’une colonne ou d’un pilier traditionnel.





Nous redescendons par le Monument d'Agrippa, revenons sur nos pas  et repassons devant l'Odéon d'Hérode Atticus et nous nous dirigeons vers l'entrée (ou sortie) Sud.

Plus loin, dans la descente, nous arrivons près du Sanctuaire d'Asclépios.

Des fouilles archéologiques ont mis au jour des ateliers de fonderie de bronze situés au sud de l’Acropole. Ces lieux de production étaient dédiés à la fabrication des célèbres statues et offrandes en bronze de l’Antiquité, illustrant l’importance majeure de cette technologie métallurgique.


Le sanctuaire d'Asclépios est situé juste en dessous du Parthénon, entre le théâtre de Dionysos et l'Odéon d'Hérode Atticus. Établi en -420, ce centre de guérison vénérait Asclépios, le dieu de la médecine, et sa fille Hygie.



La Stoa d'Eumène est un portique hellénistique situé sur le versant sud de l'Acropole. Offert à la ville par le roi Eumène II de Pergame vers 160 av. J.-C., cet édifice de 163 mètres de long servait de promenade et d'abri aux spectateurs pendant les représentations


Le monument chorégique de Thrasyllos est un édifice commémoratif de la Grèce antique situé à  sur le flanc sud de l'Acropole, juste au-dessus du théâtre de Dionysos.  Il a été érigé en 320-319 av. J.-C. par Thrasyllos de Décélie, un riche citoyen agissant comme chorège (parrain financier d'une troupe de théâtre). Il célébrait sa victoire lors des concours dramatiques des Grandes Dionysies.  Une statue de Dionysos assis y fut également installée. À l'époque byzantine, la grotte naturelle située derrière la façade a été transformée en chapelle, connue sous le nom de Panagia Spiliotissa (Notre-Dame de la Grotte).

Le théâtre de Dionysos est un monument emblématique, reconnu comme le tout premier théâtre du monde et le berceau de la tragédie grecque classique. C’est là que des auteurs légendaires de l’Antiquité, comme Eschyle, Sophocle, Euripide et Aristophane, ont dévoilé leurs œuvres pour la première fois.

Le site (6ème siècle av. J.-C.) servait initialement de lieu de culte et de célébration pour les Grandes Dionysies, des fêtes religieuses en l'honneur de Dionysos, dieu du vin, de la fête et du théâtre. Au départ, les spectateurs s'asseyaient sur la pente naturelle de la colline et la scène était en bois. Les gradins en pierre et en marbre encore visibles aujourd'hui ont été érigés vers le 4ème siècle av. J.-C. À son apogée, il pouvait accueillir environ 17 000 spectateurs. Le premier rang conserve de magnifiques trônes en marbre sculpté, qui étaient réservés aux prêtres et aux citoyens éminents de la cité.






Tout doucement, nous arrivons à la fin du site et juste avant la sortie, nous allons admirer quelques statues.




Et puis... et puis... nous sortons de ce magnifique site.

Il y a du monde, mais c'est gérable, je n'ose pas imaginer une visite en plein été.😮😨Nous, nous y étions le 13 décembre 2025.

Nous nous dirigeons vers le Musée de l'Acropole  à quelques pas.