lundi 21 septembre 2026

Aux confins de l'Occident et de l'Orient - 8 - Ephèse 1

On se lève aux aurores et allons prendre notre petit-déjeuner au Buffet.....Nous accostons à Izmir, et comme l'escale est assez courte, nous avons joué la sécurité en réservant une excursion, car nous voulions visiter Ephèse. Nous avons rendez-vous au Théâtre à 7h15.


La Turquie en 2 mots :
  • République de Turquie dont Ankara est la capitale
  • Superficie : 783 560 km²
  • Population : + de 85 millions d'habitants
  • Chef d'état :  président Recep Tayyip Erdoğan
  • Devise : Livre turque, 100TRY = 1.88€
  • Décalage horaire : - 2h, il est 8h00 en Belgique, il est donc 10h00 en Turquie.
  • Escale : de 7h00 à 14h30


Nous quittons Izmir encore endormie. Nous partageons le car avec des anglophones et leur guide. Nous sommes 8 francophones accompagné par Erol, notre super guide francophone.

Nous arrivons à Ephèse et débutons notre visite.

Éphèse est une ancienne ville devenue un site archéologique de la province d'Izmir. Au cours de son histoire plurimillénaire, elle a été l'une des plus importantes cités grecques d'Asie mineure, la première et l'une des plus anciennes de l'Ionie.
Erol insiste sur le fait que dans les temps anciens, la ville était située directement sur la mer, à l'embouchure du fleuve Caÿstre. En raison de la sédimentation et des changements climatiques et sismiques, le littoral s'est déplacé vers l'ouest au fil du temps, si bien que les vestiges de la ville se trouvent désormais à plusieurs kilomètres à l'intérieur des terres.
La ville était célèbre à son époque pour son temple d'Artémis, situé à proximité (achevé vers 550 av. J.-C.), qui a été désigné comme l'une des sept merveilles du monde antique. Ses nombreux bâtiments monumentaux comprenaient la bibliothèque de Celsus et un théâtre pouvant accueillir 24 000 spectateurs.

Surnommée le « Pompéi turc », cette prestigieuse cité antique est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et constitue l'un des sites archéologiques les plus visités de la région. Aujourd'hui, les ruines d'Éphèse sont une attraction touristique locale et internationale très appréciée.

Le soleil d'hiver sublime les pierres...
Erol nous partage son savoir et l’Histoire des lieux...


L'agora supérieure  était le cœur politique et religieux de la ville antique. Située en hauteur, cette vaste place (160 mètres sur 58 mètres) regroupait les principaux bâtiments du gouvernement. Elle est souvent appelée "agora d'État" en raison de sa fonction administrative, bien différente de l'agora inférieure dédiée au commerce quotidien.

Les Thermes supérieurs d'Éphèse se trouvent près de la porte haute du site archéologique, en Turquie. Bâtis à l'entrée de la cité antique, ces bains permettaient aux visiteurs et voyageurs de se laver et de se reposer directement après leur arrivée.



De l'air chaud circulait sous le sol et dans les murs pour chauffer l'eau et les salles. Ce sont des tuyaux en terre cuite utilisés pour les systèmes de drainage et d'évacuation des eaux.


Le site abrite des traces majeures du christianisme primitif. Ces inscriptions gravées dans le marbre révèlent comment les premiers chrétiens vivaient leur foi et l'affichaient. La roue d'Ichthus est un ancien symbole chrétien se présentant sous la forme d'une roue ou d'une rosace à plusieurs rayons.

Nous poursuivons notre balade.
 


Les ruines du Prytaneion (Prytanée)  représentent le cœur symbolique, politique et religieux de la cité-état à l'époque grecque et romaine. Situé juste derrière la basilique civile et à proximité de l'Odéon, ce bâtiment officiel faisait office d'hôtel de ville où siégeaient les magistrats et où se tenaient les banquets d'État.

Aujourd'hui, l'entrée du site est marquée par deux imposantes colonnes doriques restaurées sur les six d'origine.





Un beau chapiteau ionique romain avec une tête de taureau sculptée.



Le bouleutérion, souvent appelé aussi Odéon, était une petite salle de spectacle en plein air et couverte, il servait de salle de réunion pour le conseil de la ville et de salle de concert. Il fut construit vers l'an 150 après Jésus-Christ  par un riche citoyen nommé Publius Vedius Antoninus. Le bâtiment pouvait accueillir environ 1 400 personnes. Il a la forme d'un petit théâtre en demi-cercle, à l'origine, un toit en bois protégeait les spectateurs de la pluie et du soleil.







Le monument de Memmius (ou monument de Gaius Memmius) est un édifice honorifique et commémoratif de la cité antique d'Éphèse. Il se trouve dans le quartier civique, au nord de la place Domitien et au sommet de la célèbre Voie des Courètes.

Au loin, la Bibliothèque de Celsus.


Le temple de Domitien est l'un des premiers sanctuaires de culte impérial romain. Érigé au 1er siècle après J.-C. en l'honneur de l'empereur Domitien, il a été détruit par les habitants après sa mort avant d'être consacré à son père, Vespasien.  Le temple mesurait environ 91 mètres de long et 55 mètres de large. Il reposait sur un immense sous-sol à trois niveaux et était précédé d'un autel monumental. Il ne reste aujourd'hui que les fondations et quelques colonnes remontées. Le quartier est également connu comme la place Domitienne.


Nous nous baladons dans la rue des Courètes, ou Voie des Courètes. Cette artère principale, pavée de marbre et en pente, est bordée de colonnes et relie la porte d’Hercule au grand théâtre. On y trouve des monuments emblématiques comme le temple d’Hadrien, la fontaine de Trajan et les Maisons en terrasse. Elle relie également l’Agora d’État, centre politique, à la célèbre Bibliothèque de Celsus. Son nom vient des “Courètes”, prêtres grecs chargés de veiller sur la flamme sacrée de la cité. Dans l’Antiquité, on l’appelait aussi Embolos.

Un beau chapiteau ionique.

La célèbre sculpture en marbre représentant le caducée est un relief d’Asclépios, le dieu de la médecine, souvent montré avec son bâton unique enlacé par un serpent. Un autre bas-relief illustre Hermès (ou Mercure) portant le caducée à deux serpents et guidant un bélier, le tout sous la surveillance d'un des nombreux chats.

Cet autel monumental est richement sculpté de guirlandes de fruits et de têtes de taureaux (appelées bucranes), qui symbolisent la fertilité et l'abondance. Ces guirlandes étaient suspendues pour relier les têtes d'animaux, une décoration typique des grands autels de sacrifices romains.


La fontaine de Pollio (ou nymphée de Pollio) a été érigée en 97 apr. J.-C. par le riche citoyen éphésien C.S. Pollio et sa famille. Ce monument honorait la mémoire de Sextilius Pollio, célèbre pour avoir financé l'aqueduc principal qui alimentait toute la ville en eau.


Le bas-relief de Niké est une célèbre sculpture de l'époque romaine représentant la déesse grecque de la Victoire. Il ornait à l'origine la Porte d'Héraclès. La déesse y est sculptée volant dans les airs, tenant une couronne de laurier et une palme.

Le monument de Memmius (ou monument de Caius/Gaius Memmius) est un édifice honorifique et commémoratif situé dans la cité antique d'Éphèse, en Turquie actuelle. Bien que moins célèbre que la Bibliothèque de Celsus, il revêt une grande importance historique pour comprendre les relations complexes entre Rome et Éphèse.

Un togatus est une statue habillée de la toge romaine traditionnelle. Ces statues honoraient souvent des magistrats, des empereurs ou des citoyens très riches.
La porte d'Hercule (ou porte d'Héraclès) doit son nom à deux imposants bas-reliefs représentant Hercule, sculptés directement sur les piliers principaux qui encadrent le passage.




La fontaine de Trajan (ou Nymphaeum Traiani) est l'un des monuments les plus spectaculaires d'Éphèse. Érigée entre 102 et 114 après J.-C., cette fontaine monumentale a été construite en l'honneur de l'empereur romain Trajan et de la déesse Artémis d'Éphèse. Elle témoigne de l'opulence de la cité antique à l'apogée de l'Empire romain.

Nous arrivons près des Maisons en terrasses connues pour leurs sols en mosaïques et leurs fresques.


En face, le temple d’Hadrien, l’un des monuments les plus emblématiques de la cité antique, fut construit entre 117 et 138 après J.-C. en l’honneur de l’empereur romain Hadrien. Il se distingue par ses sculptures finement travaillées et son arche remarquablement conservée. Situé sur l’un des principaux axes de la ville, il se trouve entre le temple d’Héraclès et la célèbre bibliothèque de Celsus. Ses colonnes corinthiennes sont splendides, et au centre du fronton trône le visage de Tyché, déesse de la chance et de la fortune. L’arche d’entrée est richement ornée, notamment du visage de Méduse, créature mythologique censée repousser les mauvais esprits. Les bas-reliefs racontent quant à eux la fondation de la ville d’Éphèse.




Erol veut nous montrer une spécificité avec les célèbres latrines  publiques romaines situées derrière le Temple d'Hadrien et construites au Ier siècle après J.-C. Elles faisaient partie des thermes de la ville et servaient de lieu de rencontre sociale pour les citoyens.
Il n'y avait pas de séparation entre les sièges en marbre. Les citoyens s'asseyaient côte à côte sur des banquettes percées de trous. Les latrines pouvaient accueillir environ 50 personnes en même temps. Elles disposaient d'un système moderne , en effet une conduite d'eau passait sous les sièges pour emporter les déchets. Un petit ruisseau d'eau propre coulait devant les pieds pour se laver les mains. Les Romains n'utilisaient pas de papier toilette. Ils utilisaient une éponge fixée au bout d'un bâton appelée tersorium.





Nous poursuivons notre balade avec les Maisons en terrasses.

Au départ, nous avions réservé l'excursion "La maison de la Vierge Marie et les sites incontournables d'Ephèse" annulée pour nous, faute de guide francophone. Nous avons alors réservé "Découvrez les merveilles de l'ancienne Ephèse et des Maisons en terrasses". Eh bien, ce fut l'idée du siècle....

Les Maisons en terrasses ou les maisons des riches dixit Erol. En effet, c’est là que vivaient les habitants les plus puissants et les plus riches, qui ont érigé ces habitations à plusieurs étages au sommet d’une petite colline, où se trouvait autrefois le cimetière de la ville.

Suite au prochain épisode...