jeudi 8 octobre 2026

Aux confins de l'Occident et de l'Orient - 13 - Bari en Italie et retour at home.

 Arrivés à Bari, nous quittons le bateau à 9h00 pour  Bari Vecchia situé à 15 minutes à pieds.



Bari est la capitale de la région des Pouilles, située sur la côte adriatique dans le sud de l'Italie. Deuxième pôle économique du sud du pays après Naples, c'est une ville portuaire vibrante, étudiante et chargée d'histoire.

Bari en 2 mots :

  • Le nom officiel : République italienne, capitale : Rome.
  • Région : Pouilles et sa capitale Bari.
  • Superficie : 117 km²
  • Population : 315 000
  • Chef d'état :  le président de la République Sergio Mattarella,  Giorgia Meloni occupe le poste de présidente du Conseil des ministres.
  • Devise : Euro
  • Décalage horaire : ....
  • Escale : de 8h00 à 19h00


On part explorer le centre historique pour en ressentir toute l’authenticité, avec ses traces du passé qui surgissent au coin des ruelles et ses traditions préservées de génération en génération. Il garde en mémoire les grandes expéditions maritimes du Moyen Âge, ainsi que ses monuments impressionnants et ses jolies églises.

Le petit moment historique pour comprendre cette ville.
Cette ancienne colonie, fondée à l'âge du bronze, passa des Peuci aux Goths, avant d’être disputée entre Byzantins et Lombards. Souvent pillée et détruite, la Bari médiévale tomba sous la domination sarrasine, devenant un petit État musulman indépendant. Elle fut ensuite prise par les Francs, puis rendue à l’empereur d’Orient, qui en fit le principal centre politique, militaire et commercial italien de l’Empire byzantin.

En 1087, avec l’arrivée des reliques de Saint Nicolas de Myre, Bari est devenue un centre religieux prospère reliant l’Orient et l’Occident. La domination normande dans les Pouilles assura à la ville une longue période de prospérité, malgré quelques conflits. Reconstruite par les Souabes, elle connut un nouvel âge d’or, qui déclina à l’époque angevine, déchirée par les luttes entre seigneurs locaux et banquiers étrangers.

Passée aux Aragonais puis offerte aux ducs de Milan en 1464, elle retrouva sa splendeur d’antan grâce à Isabelle d’Aragon en 1500. En 1558, elle tomba aux mains des Espagnols, connut plusieurs rébellions sanglantes et, en 1657, fut durement touchée par la peste. Elle passa ensuite de la domination autrichienne à celle des Bourbons, avant de renaître sous le commandement français au début des années 1800 avec la construction de la ville nouvelle.

Rendue aux Bourbons en 1815, elle intégra le Royaume d’Italie en 1860. Ce long passé de dominations a légué à Bari un patrimoine artistique unique, à contempler pour rêver les yeux ouverts.

Nous pénétrons par une vieille porte et nous déambulons dans les charmantes ruelles de ce Vieux Bari.

Nous passons devant l'église San Luca, cette petite église médiévale a été fondée au 11ème siècle par la famille noble Comite.
Puis, nous passons sous l'Arco Angioino (arc angevin), une porte monumentale gothique historique située sur la Piazza San Nicola, au cœur de la vieille ville (Bari Vecchia). Il sert de point de passage principal et symbolique entre le dédale de ruelles médiévales et le parvis de la célèbre Basilique Saint-Nicolas.


L’église de San Gregorio est le plus ancien lieu de culte encore en activité dans la ville, datant de la fin du 10ème ou du début du 11ème siècle. Elle se trouve juste à côté de la célèbre basilique Saint-Nicolas. Construite dans un style mêlant influences byzantines et romanes, elle est dédiée à Saint Grégoire l’Illuminateur, saint patron de l’Arménie, témoignant de la présence historique de la communauté arménienne locale. Épargnée lors des grandes démolitions normandes de la fin du 11ème siècle grâce à sa valeur et à sa taille, elle présente à l’intérieur un plan simple à trois nefs, une croix en bois sculpté du 17ème siècle et une statue de Saint Nicolas datant de la même période baroque.


Nous traversons la place et nous aboutissons à la basilique Saint Nicolas. 

La basilique Saint-Nicolas de Bari est l’un des monuments les plus emblématiques des Pouilles, en Italie. Construite entre 1087 et 1197 au cœur du quartier historique de Bari Vecchia, elle a été spécialement édifiée pour accueillir les reliques de saint Nicolas de Myre, le saint à l’origine de la légende du Père Noël. Ce lieu est un important point de rencontre œcuménique où catholiques et orthodoxes partagent le même autel pour célébrer leurs offices.

Saint Nicolas, évêque du 4ème siècle, vivait à Myre (dans l’actuelle Turquie). En 1087, lorsque la ville tomba aux mains des Turcs, 62 marins de Bari dérobèrent ses reliques pour les mettre à l’abri en Italie. Une basilique fut alors construite directement sur les ruines de l’ancien palais du gouverneur byzantin (le catépan) pour accueillir la dépouille sacrée. Sa façade imposante en calcaire blanc, flanquée de deux tours, lui donne l’allure d’un véritable château fort médiéval.




À l'intérieur, la sobriété des grandes arches en pierre contraste magnifiquement avec un somptueux plafond à caissons en bois doré ajouté au 17ème siècle.
La nef abrite la chaire de l'évêque Élie (11ème siècle), l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la sculpture romane dans le sud de l'Italie.













Dans la crypte souterraine, soutenue par 28 colonnes finement sculptées, repose le tombeau de saint Nicolas. C’est là que la ferveur se ressent le plus. Du tombeau s’écoule un liquide clair appelé "manne", que les prêtres recueillent chaque année. Les pèlerins lui prêtent des vertus miraculeuses. Nous assistons à une cérémonie.




La basilique est superbe, la journée débute bien.

Nous contournons la basilique.


Nous passons d'une ruelle à l'autre, d'une église à l'autre, d'une place à l'autre...

L'église San Marco dei Veneziani est l'un des plus anciens et des plus charmants édifices religieux du centre historique de Bari. C' est un magnifique exemple du style roman apulien.
Sa construction est historiquement attribuée à la célébration de la libération de Bari du siège des Sarrasins. Cette victoire a été rendue possible grâce à l'intervention de la flotte vénitienne menée par le Doge Pietro Orseolo II.
Partiellement financée par les marchands de la Sérénissime, elle est devenue l'église officielle de la colonie de Venise établie à Bari pour des raisons commerciales. Elle repose sur des sous-structures byzantines datant du 10ème siècle.
L'Intérieur est très sobre.





Trois peintures murales ornent les niches situées juste au-dessus du portail d'entrée principal.

Nous poursuivons notre balade, passons devant l'église Santa Maria del Carmine du 13ème siècle.




Nous approchons du Palazzo Arcivescovile et du Palazzo del Seminario, qui forment ensemble un vaste et unique complexe monumental historique, juste à côté de la Cathédrale San Sabino. Cet ensemble architectural abrite aujourd’hui l’archevêché, l’ancien séminaire et le riche Museo Diocesano di Bari.







On accède au site par une grande arche qui cache l’édifice aux regards depuis la rue. Elle mène à une superbe cour intérieure, encadrée par le palais, le séminaire et le côté sud de la cathédrale. Au centre, une colonne monolithique en granit, la guglia, érigée en 1651, est surmontée de la statue de San Sabino, co-patron de Bari avec Saint Nicolas.





La cathédrale Saint-Sabin de Bari, ou Cattedrale di San Sabino, est un joyau du style roman apulien construit entre les 12ème et 13ème siècles. Moins célèbre que la basilique Saint-Nicolas voisine, elle accueille néanmoins le siège de l’archevêché et reste le cœur spirituel et historique de la vieille ville.

La façade extérieure, en calcaire blanc éclatant issu de la région, se distingue par sa luminosité. La rosace, richement décorée, présente des motifs complexes et des sculptures d’animaux fantastiques. Le campanile, imposante tour surplombant les toits de la vieille ville, arbore trois portails, conformément à la tradition médiévale locale.

L’intérieur séduit par son style sobre, austère et majestueux, épuré de ses ajouts baroques tardifs pour retrouver toute sa pureté médiévale. Trois nefs s’ouvrent, séparées par de grandes colonnes de marbre.






Sous l’autel principal se cache une crypte, en contraste complet avec la nef, affichant un style baroque orné de stucs et de marbres polychromes. Elle conserve les reliques de Sabin de Canosa, le saint patron de la cathédrale.








Nous sommes tombés sous le charme de cette magnifique crypte. Nous poursuivons notre balade....



A deux pas, l'église San Giacomo, un édifice historique, est située sur la Piazza dell'Odegitria. Elle se caractérise par des origines médiévales d'avant le 12ème siècle, un clocher roman-baroque et un intérieur somptueux de style baroque.


Un peu plus loin, nous apercevons le Castello Svevo (château normand-souabe), une forteresse historique majeure construite vers 1131 par le roi normand Roger II, puis reconstruit par Frédéric II de Souabe après sa destruction. Il est caractérisé par ses remparts fortifiés, ses douves sèches, ses tours rectangulaires d'origine et des bastions du 16ème siècle conçus pour résister aux armes à feu.



L'église Sainte-Marie-des-Anges est un lieu de culte historique et confidentiel .


L'Arciconfraternita di Maria Santissima del Rosario in San Domenico est une ancienne et importante association religieuse.


Nous continuons à flâner dans les ruelles. La  Via Arco Basso est l'une des rues les plus célèbres et authentiques du centre historique de Bari Vecchia, mondialement connue sous le nom de « la rue des Orecchiette ».

Le Museo Civico di Bari (Musée Civique de Bari) est un centre culturel qui raconte l’histoire locale à travers des documents, des tableaux, des photographies et des objets anciens. Fondé en 1913, il a trouvé sa place définitive dans un ancien palais fortifié médiéval situé sur la Strada.


Un des nombreux petits autels dédiés à Sainte Rita.

L'église de San Michele Arcangelo (Saint-Michel-Archange).



La Piazza del Ferrarese est la place historique la plus célèbre de Bari, située au bord de la mer Adriatique. Elle sert de porte d'entrée principale vers la vieille ville (Bari Vecchia) et de point de jonction avec le quartier moderne Murat. Elle doit son nom à Stefano Fabri, un riche marchand originaire de Ferrare qui y possédait des entrepôts au 17ème siècle.
Une fouille archéologique à ciel ouvert au centre de la place dévoile les pavés romains originaux de la Via Appia-Traiana (2ème siècle apr. J.-C.). 



Le Palazzo del Sedile ou Palais du Siège domine la célèbre Piazza Mercantile. En tant qu'ancien hôtel de ville médiéval et moderne, il incarne le centre historique du pouvoir civil de la cité.

La Colonna della Giustizia, aussi appelée Colonna Infame, est un vieux pilori médiéval en marbre blanc sur la Piazza Mercantile. Elle est coiffée d’une sphère et repose sur un lion en pierre gravé de l’inscription "Custos Iusticiae". Jadis, on y enchaînait les débiteurs insolvables et les fraudeurs pour les livrer à la honte publique.


L'église de Sant'Anna (Chiesa di Sant'Anna) est un petit joyau historique, érigé aux environs du 11ème siècle.



La Chiesa del Santissimo Nome di Gesù, aussi appelée Chiesa della Circoncisione, est l’un des rares édifices entièrement baroques construits ex novo en plein cœur du centre historique de Bari Vecchia.

La Corte del Catapano est une cour historique et un site pittoresque situé juste derrière la Basilique Saint-Nicolas. Elle tire son nom du « Catapans », le gouverneur et haut fonctionnaire de l'Empire byzantin qui y administrait l'Italie du Sud du 10ème au 12ème siècle.

Nous passons derrière la Basilique Saint-Nicolas visitée plus tôt.



Après cette belle matinée, nous regagnons le bateau pour nous restaurer. Nous sommes étonnés de voir autant de monde au restaurant, mais beaucoup de passagers embarquent aujourd’hui pour passer Noël à bord. De toute façon, il y a toujours des embarquements et débarquements à chaque port.


Nous repartons pour Bari Vecchia, nous passons devant l'imposante fresque murale,  de l'australien  Guido van Helten, réalisée sur des silos à grains. Mais nous tournons vers la gauche, vers les remparts et la Piazza San Pietro. 



Nous arrivons près du  Musée archéologique de Santa Scolastica (Museo Archeologico di Santa Scolastica)  le principal musée archéologique de Bari. C'est un véritable joyau culturel installé dans un ancien monastère bénédictin médiéval et un bastion défensif du 16ème siècle en bord de mer.


Les Ruderi di Santa Maria del Buon Consiglio sont les vestiges à ciel ouvert d'une ancienne église médiévale. Ce site archéologique pittoresque témoigne des superpositions historiques de la ville, mêlant des éléments romains, byzantins et normands. Les huit colonnes de marbre (dont six surmontées de chapiteaux corinthiens) délimitaient autrefois la nef centrale de la structure. Des fouilles menées dans les années 1980 ont mis au jour de splendides fragments de mosaïques polychromes aux motifs géométriques et floraux datant des 9ème et 10ème siècles.  Un muret bas délimite l'ancien plan de l'édifice à trois nefs et laisse entrevoir l'emplacement d'une ancienne abside.



Une ruelle typique.

Santa Maria Annunziata désigne un ancien complexe religieux dont il ne subsiste aujourd’hui que le clocher baroque, appelé Torre della Santissima Annunziata.

Depuis les remparts, nous surplombons la Basilique Saint-Nicolas visitée le matin.



Le Lungomare Imperatore Augusto est la promenade emblématique qui longe la vieille ville de Bari, offrant un panorama exceptionnel sur la mer Adriatique et les remparts historiques de la ville.
 
Un magnifique bas-relief en pierre calcaire représentant une scène historique et la fortification de la ville médiévale.


Le Fortino di Sant'Antonio Abate (fortin de Saint-Antoine)  est l'un des points de repère historiques les plus importants de Bari Vecchia, offrant une vue panoramique exceptionnelle sur la mer Adriatique et le vieux port. Il a été construit à l'origine au 14ème siècle comme tour de guet fortifiée, il faisait partie intégrante des murailles défensives de la ville pour la protéger des invasions maritimes.


Depuis le fortin, nous avons une magnifique vue sur le port de plaisance.


Nous prolongeons notre balade par la ville moderne.

Le Teatro Margherita est un monument emblématique de style Art nouveau (Liberty), unique en Europe car il a été entièrement construit sur pilotis au-dessus de la mer. Situé sur le front de mer à l'entrée du vieux port, ce chef-d'œuvre architectural du début du 20ème siècle ne sert plus de salle de spectacle, mais a été reconverti avec succès en musée d'art contemporain.

Le siège de la Banca d'Italia se trouve dans un bâtiment du début du 20ème siècle, face à une fontaine datant de 1938.

Le Teatro Petruzzelli, plus grand théâtre de Bari et quatrième plus grand opéra d’Italie, trône au cœur du quartier historique de Murat, sur le Corso Cavour. Avec sa façade rouge éclatante, ce joyau architectural est l’âme culturelle des Pouilles, accueillant des saisons d’opéra de renommée mondiale, des ballets et des concerts symphoniques.

Le Palazzo Mincuzzi à Bari est un joyau architectural mêlant les styles Art nouveau (Liberty) et rococo, érigé entre 1926 et 1928 par l’architecte Aldo Forcignanò et l’ingénieur Gaetano Palmiotto. Icône de l’âge d’or commercial de la ville, il trône au centre de la célèbre artère commerçante de la Via Sparano.

Nous empruntons une avenue moderne avec de belles décorations de Noël et toutes les boutiques.

Une œuvre d’art au sol signée par l’artiste Martino Pitture, réputé pour ses créations éphémères.

Nous revenons dans Bari Vecchia, plus charmante à nos yeux.

Tout doucement, nous prenons le chemin du retour et allons déguster notre habituel Prosecco.


Une dernière surprise dans notre cabine.
La soirée au spectacle..


Le lendemain, nous avons une journée en mer, il est temps de préparer nos valises, de nous balader, d'aller prendre l'apéro avec Chantal, rencontrée dans le couloir et avec qui nous avons sympathisé.
D'ailleurs, ce soir, c'est son anniversaire.


Ce dernier soir est dédiée au repas de Gala. Chantal nous rejoint pour souffler son gâteau d'anniversaire.



Nos deux charmants serveurs.


Le lundi 22 décembre, nous sommes de retour au Pirée où Valérie, notre taxiwoman nous attend pour nous conduire à l'aéroport.


Adieu Athènes...

Bonjour Belgique....


Prologue.
Après notre superbe découverte d'Athènes, nous avons vraiment apprécié le circuit et fait de magnifiques découvertes. Les températures, entre 14° et 19°, étaient idéales pour se promener, et à cette période, il n’y avait pas trop de monde pour nos visites.
Bref, on a aimé.....

MSC Lirica, un petit bateau, cela nous convient car, nous n'aimons pas du tout les monstres des mers.
Nous avons eu droit à un surclassement, et notre Suite Aurea était magnifique.
Notre cabinier Anjana et nos deux serveurs étaient sympathiques, souriants, serviables, agréables.

Pour nous, il y a un gros problème avec le restaurant (matin et midi) car la présence de buffets était très désagréable,  nous y avons retrouvé le même désordre que dans un buffet classique, ce qui est un gros point négatif pour nous. 
Les repas étaient plutôt moyens. Le buffet faisait penser à la Cour des Miracles, avec bousculades, bruits, grossièretés et cris.
Bref, on a moins aimé...