mercredi 3 juin 2026

Italie - Naples, la Côte Amalfitaine et la Sicile - 13 - Amalfi - Côte Amalfitaine

Depuis Salerne, nous embarquons sur un ferry afin de rejoindre Amalfi. 





Nous découvrons, par la mer,  la côte Amalfitaine qui nous offre de magnifiques panoramas. C'est une des plus belles côtes d’Italie. 







La jolie cité d'Amalfi est nichée au cœur de la côte amalfitaine en Campanie et les montagnes plongent directement dans la mer Tyrrhénienne. Ancienne république maritime, elle attire les curieux par son centre historique, son port animé et surtout sa majestueuse cathédrale Sant’Andrea, joyau incontournable de la ville. C’est vraiment une carte postale de l’Italie. Enfin, pour nous.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Amalfi incarne l’essence même du paysage méditerranéen : villages perchés, falaises vertigineuses et une douceur de vivre qui attire les voyageurs depuis des siècles.




Nous rejoignons le centre en passant la Porte de la Marine et aboutissons sur la place face à la Cathédrale.





La fontaine de S. Andrea (1760) est un ensemble sculptural d’influence baroque, avec la représentation d’une colombe symbolisant l’air, d’un satyre, familièrement connu sous le nom de « Pulicano », dont les traits rappellent ceux d’un pêcheur d’Amalfi, symbole de la terre, et d’une sirène au centre, symbole de l’eau. À ces états symbolisés de la matière, selon l’interprétation classique, s’ajoute la statue dominante de l’Apôtre, symbolisant le feu.

On se promène dans les ruelles du centre historique, entre boutiques, restos, passages et escaliers. Partout, des citrons : en glace, en déco, en limoncello, sur les vêtements… Le citron d’Amalfi, ou sfusato Amalfitano, est bien plus qu’un simple fruit : c’est l’âme parfumée de toute la côte. On le reconnaît à sa forme allongée, sa peau épaisse et irrégulière, et surtout à son parfum puissant et délicat, décrit comme « sucré, frais et intensément zesté ».









La fontaine "De Cape ‘e Ciucci" date du 18° siècle, elle est en pierre et présente deux visages humains sculptés dans le marbre. Son nom rappelle la tradition de l’abreuvement des ânes, les soi-disant ciucci, qui descendaient du village de Pogerola avec déchargement de fruits, de légumes et de bois.










Une petite dégustation de spécialités à la pistache et au citron.




Une belle découverte dans un escalier.


On emprunte des escaliers puis on tourne dans une ruelle.


Nous arrivons près de l'église Santa Maggiore où nous sommes seuls.


Nous rejoignons la cathédrale d’Amalfi, certainement la plus belle de toute la côte amalfitaine. 





La cathédrale Sant’Andrea est le monument emblématique de la ville, un véritable décor de cinéma posé en haut d’un immense escalier qui domine la Piazza Duomo. Dédiée à l’apôtre Saint André, dont elle conserve les reliques, elle mêle des influences romanes, arabes-normandes, byzantines, gothiques et baroques, reflet de l’histoire mouvementée de l’ancienne république maritime. Sa façade rayée, ses portes en bronze venues de Constantinople et son cloître du Paradis en font un lieu unique.

Pourquoi une telle cathédrale dans un si petit village perdu au milieu des falaises? Entre le 9° et le 12° siècle, Amalfi est une super puissance maritime abritant plus de 70 000 habitants (contre 5 000 actuellement). C’était aussi l’un des plus principaux port d’Europe. Les marins firent fortune en commerçant notamment avec l’Orient et l’Empire byzantin. Il fallait donc une cathédrale à l’image de la cité.

Après avoir grimpé la volée d'escaliers, nous traversons le porche de la cathédrale, dont les arcs sont typiques du style arabo-normand.


Les portes en bronze sont une pièce maîtresse de l'art médiéval, fondues à Constantinople vers 1060 et offertes par le noble marchand amalfitain Pantaleone de Comite Maurone. Ces portes byzantines illustrent les liens étroits entre l'Orient et l'Occident au XIe siècle.

Elles sont décorées de figures en argent incrustées représentant le Christ, la Vierge, saint Pierre et saint André.


Nous poursuivons notre visite avec le Chiostro del Paradiso (Cloître du Paradis) situé sur la gauche de la cathédrale. Il a été construit entre 1266 et 1268 pour accueillir les sépultures des familles nobles d’Amalfi. Sa forme rectangulaire classique est de style roman avec des arches de style mauresques supportées par 120 colonnes en marbre. Au centre se trouve un jardin de palmiers. (4€)








Fragments des ambres de l'archevêque Dionisio.

Chapelle de Saint-André.


Chapelle de Salvatore.


Chapelle de la Crucifixion.





Une belle plaque funéraire en marbre (1462).

Depuis le cloître nous rejoignons la basilica del Crocefisso (l’église du Crucifix) qui abrite le museo diocesano où sont exposés des objets religieux. 



Saint André.


Les têtes de reliquaire en argent de saint André, forgés selon la technique de l'argent gaufré, ciselé et repoussé, constituent l'une des pièces maîtresses du trésor de la Cathédrale.



Porte des Saints.


Nous descendons dans la crypte, la superbe crypte. Elle abrite les reliques de l’apôtre Saint André, arrivées ici au 13° siècle. Nous sommes émerveillés par la beauté des lieux : voûtes basses, marbres polychromes, fresques baroques et un éclairage tamisé qui donne au lieu une aura presque mystique.

Des colonnes torsadées, des  anges sculptés, des dorures délicates… tout est pensé pour mettre en valeur l’autel central où reposent les reliques du saint. 












Tout doucement, nous quittons ce merveilleux endroit et nous poursuivons notre visite par le Duomo di Sant’Andrea Apostolo, avec son intérieur tout revêtu de marbre est de style baroque. 











Nous quittons les lieux et descendons les escaliers quand tout à coup, des mouvements de foule attirent notre œil curieux. Une mariée arrive....Quel spectacle....







Nous poursuivons notre balade le long de la mer, en partant vers notre gauche.


San Benedetto.



Ancien palazzo.

Au détour d'une ruelle...
L'Hôtel de Ville.


Nous empruntons un passage couvert et aboutissons sur la place de la Cathédrale.

Nous poursuivons notre visite, toujours le long de la mer, mais vers la droite.



Il est temps de nous diriger vers notre restaurant le Marinella situé en bord de Méditerranée. Nous nous régalons avec des goûteuses pâtes aux moules et un succulent sorbet au...citron.



Amalfi, quelle belle découverte...Bref, on a aimé.

Nous montons à bord du ferry qui nous ramène à Salerne. 




La Belle de l'Adriatique nous attend bien sagement.



Nous partons visiter Vietri sul Mare, réputée pour ses céramiques colorées qui égayent les rues, les boutiques et même le dôme de l’église San Giovanni Battista, orné de majoliques éclatantes.





Les ânes sont présents à cause de leur rôle historique dans le transport sur la côte amalfitaine escarpée, mais ils sont surtout devenus un symbole emblématique de la ville grâce aux céramistes allemands établis là-bas à partir des années 1920 qui les représentaient abondamment dans leurs créations artistiques, symbolisant la vie locale et la nature.


Eglise Giovanni Battista.




Ceux-là, je les aime beaucoup.

La Fabrique des Céramiques, par l'architecte Paolo Soleri en 1954. Ce bâtiment est célèbre pour sa couverture de carreaux de céramique circulaires et de verre aux couleurs vives.

En face, se trouve un parc connu pour ses décorations en céramiques colorées. Des chemins sinueux avec des belles rampes me font, un peu, penser au Park Güell d'Antoni Gaudi. De ce parc, nous avons de belles vues sur la mer Tyrrhénienne.









La prochaine visite sera dédiée à Salerne.